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Les principaux défis de développement des potiers du Rwanda
La communauté despotiers du Rwanda est estimée à 33 144 personnes dans la population nationale de 8 128 553, ceci signifie que la communauté potière représente0,41% de la population nationale.Les différents intervenants étatiques et non étatiques nationaux et internationaux ont constaté que la communauté des potiers du Rwanda vit dans des conditions de vie inhumaines. Le tableau ci-après explique les conditions misérables de la communauté du Rwanda longtemps marginalisée et discriminée
Tableau des constats de différentes intervenants étatiques et non étatiques sur les conditions de vie des potiers du Rwanda.
| N° |
Constats de l’Institution ou organisation |
Constats sur la problématique des potiers du Rwanda |
| 01 |
Le rapport de la commission du sénat chargée des affaires sociales sur la visite faite dans 16 secteurs du pays |
précise que les potiers ont des conditions misérables dont le manque d’habitat adéquat, la non scolarisation des enfants, manque des soins médicaux, le manque de sources de revenus, le non accès à l’argile, le manque d’emploi , le manque des terres cultivable et l’insécurité alimentaire. Par l’ignorance sur les politiques et les programmes de développement du pays, aucun ménage visité n’a reçu une vache de one cow one family. La malnutrition des personnes historiquement marginalisées (potiers) est à l’origine du taux élevée de mortalité infantile et de ce fait ils risquent de disparaitre complètement. La discussion sur ce rapport exposé dans l’atelier sur l’intégration du groupe vulnérable dans la vie socio-économique du pays organisé par réseau des parlementaires rwandais pour la population et le developpement (RPRPD) en date du 22 au 23 Janvier 2009 recommande que les problèmes des personnes historiquement marginalisées (potiers) ne doivent pas être traités de la même façon que d’autres problèmes des vulnérables, doivent être traités à part à cause de ses spécificités et particularités. |
| 02 |
Le rapport de la commission nationale des droits de la personne à la page 12 |
montre que les problèmes des personnes historiquement marginalisées (potiers) sont le manque d’habitat adéquat, le manque de soins de santé, l’insécurité alimentaire, la non scolarisation des enfants potiers, le manque des terres cultivables et des matériels agricoles, le manque d’emploi, le mariage précoce et le mariage illégal, la pauvreté extrême, l’agglomération dans des petites maisons des huttes. |
| 03 |
Référence de la révision N°2 du 08/12/2005 de la constitution de la République du Rwanda du 04 Juin 2003, telle que révisée à ce jour ; |
dit dans son article 82 alinéa 2 que ‘’ huit (8) membres nommés par le président de la République, qui veille en outre à ce que la communauté nationale historiquement la plus défavorisée soit représentée au niveau du sénat’’. |
| 04 |
Référence au draft du rapport de la visite au Rwanda à la page 23 au 27 du groupe de travail sur les peuples autochtones de la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples |
dit que le Gouvernement du Rwanda ne reconnaît pas les potiers Batwa comme peuples autochtones mais il les reconnaît comme la population historiquement marginalisée ayant des problèmes particuliers. Dans sa visite sur terrain, la commission a constaté que les potiers ont des problèmes de manque de terre, manque d’habitation adéquate, problème de manque de soins de santé, problème de la non scolarisation et manque d’emploi. |
| 05 |
Référence au Rapport d’Evaluation pays N° 2 du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs du NEPAD |
Décrit que les groupes vulnérables du Rwanda sont les Twa, les orphelins du génocide, les veuves et les refugiés en provenance des pays voisins et recommande au Gouvernement du Rwanda d’engager un dialogue approfondi avec les Twa sur leurs conditions de vie. |
| 06 |
Référence à l’enquête de la COPORWA asbl réalisée en 2004 sur les conditions de vie de la population potière du Rwanda |
Education : % des potiers ne savent pas lire, ni écrire, ni compter ; 51% des potiers n’ont aucune instruction ; 48% des potiers ont étudié seulement l’école primaire ; 1% des potiers a fait des études secondaires ; 0% des potiers ont fait des études supérieures.
: 50% des potiers tombent malades chaque mois ; Ils ne fréquentent pas les centres médicauxà cause du manque des moyens ; Seulement 30% sont des membres des mutuels de santé ; 8% des potiers ont fait le test de dépistage du VIH/SIDA ce qui signifie qu’ils n’ont pas des connaissances suffisantes sur ce fléau ; 35% des potiers n’ont pas des latrines ; Plus de 60% des potiers sont incapables de trouver des moyens pour acheter des habits d’où la mauvaise hygiène du corps.
Habitation : Plus de 46% des ménages potiers vivent dans des huttes (maison des herbes pour la partie inférieure et supérieure).
Terre agricole : 47% des potiers sont sans terre agricole. Ce taux est presque 4 fois supérieur qu’au taux de la population nationale ; 78% des ménages potiers sont locataires des champs qu’ils cultivent.
Emploi : 30% des potiers sont sans emploie ou font le travail journalier pour les autres ; 95% des potiers font la poterie, leur production en argile est sans valeur et est vendue à un prix inférieur au coût de production ; 1% des potiers travaillent comme agriculteur indépendant alors que le taux pour la population nationale est 81%. Sécurité alimentaire : 60% des potiers mangent à peine une fois par jour, les autres sont des mendiants ou travaillent pour les autres pour trouver de quoi à mange. |
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